Accueil | Créer un blog | Blog Beauté | Blog Séries 247

WillbeeN

Ricardo Fiftioane

Schizophrénie bénigne | 22 janvier 2008

 

Schizophrénies Bénignes


Exemple 1


Carloso Zopa est banquier. Il est aimable avec les clients et efficace dans son travail. Au bureau tout le monde le prend pour ce "bon vieux Zopa", aimable et efficace. Mais voilà, Carloso est schizophrène à personnalités multiples. Quand il n'est pas Carloso, il est Steven, lui aussi banquier et encore plus aimable et efficace. Mais tant qu'on l'appellera Zopa, il continuera sa double vie à l'insu des honnêtes gens...


Exemple 2


Delphine Ethyl n'a jamais totalement accepté de se ranger dans la vie active. Devoir embrasser la routine a causé chez elle un tempérament trouble. La journée, Delphine travaille, va chercher ses enfants à l'école, prépare le dîner avec amour.

Mais le soir venu, elle devient la rebelle qu'elle a toujours voulu être, une voleuse sans foi ni loi incontrôlable. Elle sort discrètement de son lit et rôde dans son salon en quête de butin. Sa lampe lui plaît... La personne qui habite ici doit avoir bon goût se dit-elle. Je l'aurais aussi mise sur ce meuble, je le prend aussi... Le salon est parfaitement agencé... Il va bien avec le reste de la maison, d'ailleurs... Et ce quartier adorable, je pourrais m'y installer avec ma nouvelle maison... Elle ricane déjà en pensant à cette vie subrepticement dérobée. Excitée par son larcin, elle s'offrira alors au premier venu et s'endormira à ses côtés.

Elle se réveillera le lendemain, sans aucun souvenir de la nuit et continuera à vivre de ses bonnes mœurs, comme si de rien n'était...

Publié par willbeen à 15:13:47 dans Les B. C. I. | Commentaires (0) |

Monsieur! | 22 janvier 2008

 

Monsieur!


Aaaaah, c'est bon d'avoir des amis! Et quand on est bourré, on les aime tous profondément... A l'heure qu'il est, je pourrais même dire que mon amour pour eux est abyssal... Demain, ça va faire un peu mal... Et j'aime bien rentrer à pied après une bonne soirée, pour avoir le temps de... cuver mon bonheur!

Il ne reste que quelques centaines de mètres avant de rejoindre un bon lit douillet, aaaaah. Y a des soirs comme ça où c'est vraiment le panard!

Mais tout à coup, je sens cette pression dans le bas de mon ventre. J'ai envie de pisser. Pas un vrai besoin, un signal, une info...


Ouh, là c'est du sérieux. Il va falloir que je m'active. Heureusement, la porte de mon appart' n'est plus très loin.

Aïe, aïe, vite... Pourquoi, j'ai pas eu envie cinq minutes avant, sous le pont? AAAAAH, J'AI UNE DE CES ENVIES DE PISSER!!! Et plus je me rapproche de chez moi, plus je sens ma vessie qui supplie...

Je monte les escaliers quatre à trois, plié en deux par la nécessité absolue de pisser. Devant ma porte, enfin...

Elle est où cette clef? C'est pas le moment, je vais me pisser dessus!!

La clef, la clef, LA CLEF!?

Ca y est, pas le temps de fermer, je me précipite au-dessus des toilettes, lève la cuvette par réflexe et AAAAAAAAAAAH...

Que c'est bon, putain que c'est BOOOOOOOOON!


Au moment précis où mon urine se met à jaillir dans l'endroit adéquat, je ressens comme la présence d'un magicien, un démiurge qui fait de ce moment un instant magique. L'envie est montée progressivement depuis qu'il sait qu'elle pourra être satisfaite, pas d'entourloupe! Elle est montée, montée, plus j'approchais de ma destination, plus cette envie devenait insoutenable! Et puis au moment précis où mon esprit ne pouvait plus que défaillir: l'APOTHEOSE, la libération salvatrice, l'ORGASME URINAIRE!

Alors quand une tranche de vie est aussi bien réglée, qu'un moment pareil est EX-AC-TE-MENT à sa place, je m'incline devant l'inconscient, cet autre moi qui orchestre tous ces plaisirs primaires et puissants! Quand tout est si bien orchestré, je m'incline et je dis "Monsieur!".

Publié par willbeen à 15:13:21 dans Les B. C. I. | Commentaires (0) |

La preuve de Dieu | 22 janvier 2008

 

La Preuve de Dieu


Et il cria à Dieu:

- SI JE SUIS DANS L'ERREUR, TERRASSE-MOI MAINTENANT!

Mais une voix tonna:

- Eh coco, du calme. Premièrement, on dit "s'il te plaît", déjà, et puis je vais pas te terrasser alors que t'es en pleine montée d'hormones, tu sentirais rien. "Dieu est amour", ça veut dire que je fais pas de favoritisme, et d'une, et de deux que je vais pas te frapper là où ça fait mal. Si t'es dans l'erreur, tu vas t'enfoncer tout doucement, construire ton petit échec sans rien y voir et puis un beau jour, tu te réveilleras dans la panade jusqu'au menton. Ta punition, tu la nourris au fil des niaiseries aveugles, tout seul, comme un grand.

- Mais, euh... Tu sers à quoi?

- A rien, je regarde.

- Si Tu ne fais rien, qu'est-ce qui prouve que Tu existes!?

- Et à qui est-ce que tu crois être en train de parler!? Vous arrêterez jamais de me la faire celle-ci! C'est pas parce qu'on la joue mollo qu'on existe pas! Vous mélangez tout, J'ai vraiment merdé la conception, hein... Bon, on va reprendre depuis le début : les crottes de nez, par exemple, ça sert à quoi?

- Quoi?

- Réponds, les crottes de nez?

- Ben... Je sais pas trop... à rien...

- Et alors?

- Alors quoi?

- Si ça sert à rien, c'est bien que ça existe, non?

- Euh... ouais...

- Alors, tu vois bien!

- Si on veut...

- Comment ça "si on veut"?

- Ben, c'est pas folichon Ton truc. Une paire de chaussettes, c'est bien pratique donc ça n'existe pas?

- Non, je crois que tu y es pas. D'habitude, la crotte de nez, ça marche mieux, mais je vois que j'ai à faire à un malin, pas vrai?

- On m'avait bien dit que T'étais juif au début, je voulais pas y croire.

- Tu dis ça parce que t'arrives pas à suivre?

- Tu réponds toujours par une question.

- Et c'est trop déstabilisant pour toi?

- Tiens, Tu vois! Mais c'est pas le meilleur exemple...

- Merde, j'avais pas fait gaffe. Et du coup, c'est pas toujours facile de parler avec moi, c'est ça?

- Pour être franc, c'est la première fois, alors je sais pas... si, si c'est sympa. Sinon, c'est bien là-haut?

- Bof, pas terrible. J'ai un peu tout vu... Mais qu'est-ce qui te fait dire que c'est en haut?

- Et les autres, y sont sympas, Tu t'amuses bien?

- Qui?

- De Vinci, Socrate, Einstein...

- Ben c'est un peu comme jouer aux échecs contre soi-même, c'est moi qui les ai fait ces types...

- Et Odin, Bélénos, Isis, le Purusha...?

- Si tu mets une fausse barbe ou une redingote, ça fait pas un autre abruti dans ton genre, c'est juste le même avec une fausse barbe ou une redingote...

- Mouais... Mais alors Tu préfères qui? Les luthériens, les soufis, les jaïns...? Qui est-ce qui fait vraiment ce que Tu voulais au début?

- Je t'ai dit: "pas de favoritisme". De toutes façons, du moment qu'il y a un médiateur, ça devient n'importe quoi.

- Pas faux. Au fait, désolé de T'avoir parlé comme ça tout à l'heure, j'étais un peu théâtral.

- Pas grave on l'est tous un peu... Mais Je vais pas te retenir, faut que t'ailles chercher tes gosses à l'école.

- Comment Tu le sais!? Ah oui, c'est vrai. Bon ben, à la prochaine?

- Quand tu veux, Je s'rai là de toutes façons, c'est un peu le problème de l'omniprésence, Je peux jamais aller nulle part...

- Au moins T'as pas les embouteillages!

- Si on veut...

- Sois pas triste, j'essaierai de «revenir» bientôt.

- Bof, en même temps, quand je te parle, c'est un peu comme parler à un doigt de pied, alors tu fais ce que tu veux.

  • Charmant... Mais alors T'as des orteils!?

  • J'allais pas me priver d'un truc aussi génial. Allez, barre-toi maintenant.

Publié par willbeen à 15:13:00 dans Les B. C. I. | Commentaires (0) |

3 vérités sur les pirates | 22 janvier 2008

 

Trois Vérités Sur Les Pirates


Jack Deux Chicots est un redoutable pirate à la tête d'un équipage de pillards patibulaires. De derrière son gouvernail, il regarde avec satisfaction les caravelles de toutes les flottes se saborder de terreur à l'arrivée de son puissant navire.

- Ile du Crâne Mort Pendu Avec Un Collier De Perles Noires en vue Capitaine, hurle Jack Le Borgne du haut de sa vigie.

C'est là que se trouve leur port d'attache secret. Pendant ce temps, Jack La Fibule est sur le pont avant endormi sur son balai. Pour s'engouffrer dans la crique dissimulée aux regards de la marine anglaise, le navire doit exécuter une manœuvre précise, trois hommes ne sont pas de trop.

Les falaises se rapprochent dangereusement. Deux Chicots se tient prêt. Le Borgne scrute avec attention et La Fibule somnole dans une position telle qu'il semble lui aussi scruter les eaux avec attention.

Deux Chicots a le pied marin, il se campe dessus avant la manœuvre. Le Borgne ajuste son bandeau d'œil en cuir clouté. La Fibule dort encore.

- Attention Capitaine, bâbord dans trois, deux, un... ALLEZ-Y !!!

Deux Chicots se lance de tout son poids sur le gouvernail tandis que le bateau s'écrase sur les falaises. Le choc lui fait perdre l'équilibre, sa jambe de bois se coince une fois de plus dans un écart entre deux planches et sa mâchoire se fracasse sur le sol. La Fibule, réveillé en sursaut, essaie de se cramponner au premier cordage venu. Sans succès. Il regarde la corde glisser sur son crochet tandis qu'il rejoint la mer.

Jack Le Chicot se relève, la bouche rageuse de bave et de sang. Il lève les yeux vers la vigie et hurle :

  • Tu t'es encore fait avoir par la perspective, tocard!

Publié par willbeen à 15:12:37 dans Les B. C. I. | Commentaires (0) |

Instit' | 22 janvier 2008

 

Instit'


Radio, fond sonore:

- ...Et ce matin, dans l'Essonne, quatres enfants entre deux et cinq ans ont trouvé la mort dans un accident de la route. Ils traversaient le passage piéton qui conduit au bureau de tabac quand un poids lourd ayant perdu le contrôle arrivant en sens inverse sur l'autoroute...

- Oh! Mais c'est horrible! Je me demande pourquoi on les laisse encore travailler ces gens-là! Tu entends ça!? Il a dit quatre "Zenfants"!!!

Publié par willbeen à 15:12:10 dans Les B. C. I. | Commentaires (0) |

<< |1| 2| 3| 4| 5| 6| 7| 8| 9| >>

Tous les derniers titres