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Ricardo Fiftioane

Poésie | 22 janvier 2008

 

Poésie


Seuls pensent en poésie,

Ceux qui vivent de souffrances,

Parce qu'alors ils envient,

La vie pour son excellence,


Les frasques de l'ordinaire,

Ils les rêvent en silence,

Offrant depuis leur errance

Quelques clefs d'existence


Pourtant souvent inspirent

Ceux qui ne savent écrire,

Que les mots vides et déliés,

D'une plume trempée dans un fessier.

Publié par willbeen à 15:02:06 dans Les B. C. I. | Commentaires (0) |

La Clôture | 22 janvier 2008

 

La Clôture


Tout le monde dormait dans l'éternel obscur

La vie était paisible sans possession ni murs

Les hommes vivaient de rien

D'ailleurs, il n'y avait rien

Ce qui facilitait grandement

Leur absence de chagrin

Un dormeur se réveille

Et l'idée surgit soudain

De posséder ce qui la veille

A ses yeux n'était rien :

Il bâtit une clôture dans le rêve de chacun.

Publié par willbeen à 15:01:40 dans Les B. C. I. | Commentaires (0) |

Le Trader et le Forain | 22 janvier 2008

 

Le Trader et

Le Forain


Un forain de ces grands hommes robustes

Qui emplissent une foire au pouvoir de leur buste

Vivait de ci de là au plaisir des enfants


Il aimait son métier, ses clients, son manège

Dehors qu'il pleuve ou vente, par soleil ou par neige

Satisfait de son sort sans dépendre du temps


L'orgue de barbarie, le Carrousel ancien

Et les remerciements des parents nostalgiques

Etaient son réconfort et son pain quotidien


Mais les éclats de rire et les applaudissements

N'étaient pas tout pour plaire

Au furieux financier

Assez dur en affaires

Qui décida céans

D'embrumer l'atmosphère


«Ton attraction vieillit

Pauvre hère archaïque

Et si le cœur t'en dit

Je t'ouvrirai ma bourse

N'aurais-tu pas envie

D'entamer quelques courses?

Voici un solde gras pour gonfler tes étrennes

Il me faut simplement ta musique et tes rennes...»


Le forain accepta l'offre si alléchante

Plaçant chez le trader la moitié de sa rente

Faisant ainsi la joie du triste financier

En cédant au caprice de sa morosité


Les enfants, gras et gros, s'amusent sans enfance

Le trader, plein aux as, se couvre d'indécences

Et l'enfant de la balle, reniant les airs de fête

Se logea seul et fou, la balle dans la tête.

Publié par willbeen à 12:26:15 dans Les B. C. I. | Commentaires (0) |

Le Malentendu | 22 janvier 2008

 

Le Malentendu


Qui prend le défi pour du courage

Qui prend le besoin d'offrir pour du partage

Qui prend la peur pour de la colère

Et qui prend l'ire pour du caractère

Le malentendu qui prend les erreurs pour de l'expérience, les années pour de la sagesse et l'oubli pour de l'ivresse

Le malentendu qui prend les choix pour une différence et la recherche pour une errance

Le malentendu...

Qui prend besoin pour aventure, largeur pour ouverture et zoo pour nature...


Je me sens nu sous mes vêtements, éteint et brillant, occupé, découpé, capitoné, décapité. Déboires de tirelires en reliures dorées, une lente agonie gommée par les enluminures. Comme une vessie pour une lanterne et le Sauterne pour un messie.

Laisser courir la rumeur parce qu'elle n'infirme plus

C'est mourir lentement pour un malentendu.

Publié par willbeen à 12:25:36 dans Les B. C. I. | Commentaires (0) |

Libre comme le vent... | 22 janvier 2008

 

Libre comme le Vent

Tanka Japonais


*Résultante floue

Du chaos climatique

Il fuit l'oppression

Pétri de lois physiques

Toujours vers la dépression*

Publié par willbeen à 12:24:55 dans Les B. C. I. | Commentaires (0) |

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